Le Coeur et l’Âme de L’ours.

Avec plus de 10.000 abonnés, plus de 203 vidéos au compteur et une collection de bouteilles qui semble avoir pris le contrôle de la maison, Le Bar de l’Ours commence sérieusement à faire parler de lui dans le petit monde du rhum. Derrière ce nom qui sent bon la dégustation entre copains se cache Justin, alias « l’Ours », un passionné qui a commencé par partager ses découvertes avant de voir petit à petit cette passion prendre une tournure nettement plus sérieuse.

Personnellement, je le suis depuis ses début, j’avais été assez impresionné à l’époque par son aisance devant une caméra et le soin qu’il apportait à toute la partie « design » de sa chaîne. Je me rappele lui avoir proposé quelques samples dont le fameux Port Mourant 2003 de Corman Collins/The Auld Alliance afin de lui faire découvrir cela. Ensuite, un blabla au rhum avait été organisé entre lui et moi

Bref Justin est de ces passionnés qui ne se contentent pas de remplir un verre (pas plus haut que le bord d’ailleurs) et de dire « c’est bon ». Il goûte, il cherche, il partage, il échange… bref, un bon gars 🙂

Enfin, il sélectionne avec quelques maisons des jus qui le font vibrer et dont nous avons eu l’occasion de parler ci et sur cet humble blog. Et c’est encore ce qui nous rassemble ce jour, la découverte de deux cuvées bien distinctes: le coeur de l’ours et l’âme de l’ours… Presentations !

Cette quatrième cuvée, baptisée « Le Cœur de l’Ours », est un clin d’œil aux débuts de l’aventure de Justin en 2019, ainsi qu’à Guillaume Ferroni, le premier à lui avoir fait confiance pour une cuvée. Quelques années et 10 000 abonnés plus tard, cette nouvelle étape se veut la continuité de son parcours dans l’univers du rhum.

Pour cette cuvée, direction le Belize et l’île Maurice, deux origines particulièrement appréciées par l’Ours, réunies dans un blend réduit à 50 %, afin de trouver le juste équilibre entre les deux rhums et de rester accessible au plus grand nombre. Une bouteille pensée avant tout pour être partagée, dégustée et, surtout, pour prendre du plaisir autour d’un bon verre.

Nez

Pas mal de fruits bien mûrs avec une grosse vanille, du chocolat au lait, un côté sucré venant probablement du vin doux qui aura bien arrondi les angles comme souvent.

Des agrumes légèrement acides arrivent ensuite avec un voile mentholé qui apporte assez bien de fraicheur autour de cette sucrosité portée par les raisins secs, les abricots compotés et un fin cuir.

Pas mal.

Bouche

Encore assez bien marquée par le côté sucré/caramélisé de la finition, le blend dégage ensuite pas mal d’agrumes, de fruits de la passion, de fruits tropicaux compotés accompagné de la frangipanne, du sucre roux, des raisins secsd et des abricots/dattes bien gras.

Enfin, la vanille s’invite à tout ce beau monde avec quelques épices de Noël et ajoutent encore un côté plus chaleureux à ce blend décidément bien gourmand.

Prix

63€

Conclusion

Sympa, un chouette blend alliant force et gourmandise pour un budget plus que sympa… que demander de plus ?

Score



Cette cuvée, l’âme de l’ours, réalisée en partenariat avec Rozelieures, est un blend atypique entre un rhum martiniquais HSE d’environ 3 ans et un Trinidad âgé d’une dizaine de 7 ans, assemblés à plus de 60 % et passés pendant un an dans un ex fût de vin rouge ayant contenu le whisky de Rozelieures.

Nez

Nez assez marqué par l’agricole en fait, on retrouve la jeunesse des rhums de l’habitation avec un côté assez herbacé, légèrement poivré et avec pas mal de canne fraiche, suivi de notes maltées et torréfiées venant du fût.

Le vin rouge a été bien rincé précédemment, ici on ne retrouve pas tant de traces de cet intervenant, même si il a dû forcément apporter quelque chose, c’est un peu le principe 🙂

Enfin, quelques fruits plus tropicaux vanent plus que probablement du Trinidad termine ce nez assez frais et herbacé, en ajoutant un léger voile caramélisé et beurré.

Etonnant ce côté très jeune et malté… pas mal.

Bouche

La bouche est assez déroutante avec pas mal de fruits rouge, un côté très minéral sur le pointe de silex, les épices et le côté herbacé du jeune rhum blanc agricole. Ensuite, le caramel du Trinidad revient englober le tout pour terminer sur un rappel très whisky encore une fois.

L’alcool est bien entendu présent, 60 watts ne sauraient être discretes mais ça va encore même si il lui faudra un peu d’air pour qu’il s’exprime.

La finale, poivrée, légèrement torréfiée et maltées nous ramène encore une fois sur le whisky.

Prix

69€

Conclusion

Mariage assez improbable de trois mondes bien distincts, je ne suis pas totalement convaincu même si cela reste agréable à la dégustation. Ca part probablement trop dans tous les sens pour mon petit esprit 🙂

Score

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