Dillon est de retour et ça fait rudement plaisir, car moi j’aime beaucoup ! Que ce soit le 12 ans, les single cask 2003, le grenadier, les différents blancs, je suis souvent convaincu par ce qu’ils proposent. J’attendais donc avec grande impatience de pouvoir déguster ce nouveau 2013 embouteillé cette fois ci sans réduction !

Distillé donc en 2013, ce rhum vieux a passé tout son vieillissement en Martinique, ça on s’en doute un peu, mais surtout en petits fûts de chêne français. Du coup l’interaction avec le bois aura été favorisée et on devrait s’attendre à un rhum marqué.

Ce qui ne veut pas nécéssairement dire jus de bois, nombreux rhums aux profils boisés sont au final hypers gourmands, équilibrés et très réussis. Je pense nottamment au Bally 18 ans, au Chantal Comte 2006 ou encore au Saint James 2003 de la confrérie du rhum par exemple.

Concernant le millésime, il faut savoir que 2013 n’a semble t il pas été une grande récolte d’un point de vue quantité… par contre, la qualité était au rendez vous avec un canne riche en aromatique, ce qui devrait bien entendu jouer dans les qualités de ce dernier.

Le rhum agricole étant bien entendu directement impacté par la qualité des cannes à sucre, là où les rhums de mélasse moins, on peut observer des différences entre 2 récoltes et même parler de grands millésimes comme dans le vin par exemple.

Enfin, ce rhum titre 62% d’alcool, est limité à 1750 bouteilles et est le premier rhum brut de fût proposé par Dillon, world première donc ! 🙂

Mais avant de commencer, je voudrais remercier la compagnie du rhum qui a rendu cette dégustation possible en m’envoyant bien sympathiquement cette bouteille. Grand merci à vous !

Nez

De fait, le boisé est présent et ce dernier est bien porté sur des arômes torréfiés, de moka, de chocolat noir, de poudre de cacao, de réglisse, de bois laqué, d’ épices comme la vanille ou la muscade et de cigare.

Mais il n’y a bien entendu pas que ça, on retrouve aussi un côté mielleux et pas mal de fruits avec en premier de beaux agrumes tels l’orange sanguine ou encore le citron vert suivis par la banane verte et la mangue.

Une pointe plus mentholé vient rafraichir tout cela avec un peu d’aération ainsi que des arômes plus floraux.

Les 62% se sentent mais cela ne me semble pas excessif. Nous avons droit ici à une facette plus dark que d’habitude pour Dillon, avec un rhum plus sombre et concentré.

Vraiment un très beau nez, j’aime beaucoup !

Bouche

La première gorgée est vive, on sent effectivement que c’est du brut de décoffrage. Passé ce feux, on retrouve le beau profil boisé/chocolaté bien gourmand découvert au nez.

Le tabac et le moka sont toujours bien là, encore accompagnés d’agrumes, de mangues ainsi que d’épices, de sucre brun et de poudre de cacao.

Le profil est concentré, cendré et gourmand et de belles notes plus pâtissières nous accompagnent durant toute la dégustation pour accentuer cette gourmandise.

L’alcool pour un si haut degré n’est pas spécialement gênant même si bien présent, juste que ce Dillon ne sera probablement pas pour tout le monde.

Prix

89€

Conclusion

Alors là, je dis bravo car ce rhum est vraiment une très belle réussite… certes ça cogne un peu, mais ça reste maîtrisé et très gourmand.

Je pense qu’une fois la bouteille bien épaulée, il devrait être encore meilleur. Les fans du Saint James 2003 de la CDR devraient bien se retrouver dans ce Dillon je pense.

Et comme souvent avec Dillon, un grand bravo pour le tarif auquel ce rhum est proposé, c’est vraiment un bonheur ! (Merci P-O)

Note

90/100

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