Aurelien et ses « amateurs » sont de retour avec une nouvelle sélections menée de front par Authentic Spirits et 3 passionnés qui vont l’aider à trancher sur la prochaine sélection de l’embouteilleur. Et cette fois-ci, le jury sélectionne un whisky breton et un de ses membres est un jeune blogeur qui se lance, et qui aura bien besoin de ce petit coup de projecteur d’Aurelien (et de ce blog du coup, c’est gratuit, ne me remerciez pas) pour se faire connaitre, un certain Serge Valentin ! Bravo à lui, on lui souhaite une longue liste de dégustation…et pourquoi pas un record dans le Guinness Book des records, il faut rêver dans la vie !
Pour faire simple, et parce que la paresse est parfois une belle source d’efficacité, je vous propose directement l’introduction rédigée par l’embouteilleur. Personne n’en parlera mieux que lui !
La Celtic Whisky Distillerie a été fondée en 1997 par Martine et Jean Donnay sur les côtes du nord de la Bretagne, avec l’ambition de produire des whiskies dans la plus pure tradition artisanale : des cuves de fermentation en bois et une distillation lente, à flamme nue, dans de petits alambics en cuivre, exactement comme cela se faisait jusqu’au milieu des années 60 dans les célèbres distilleries écossaises. De plus, le climat océanique favorise un équilibre et une complexité précoces. Kornog est le nom donné aux expressions de whisky tourbé de la distillerie.
Pourquoi le phare sur l’étiquette avant ? Dressé fièrement sur les récifs en pleine mer, juste au large de Pleubian, le phare historique des Héaux de Bréhat brave les courants violents et les tempêtes vigoureuses du nord de la Bretagne depuis 1840. Cette imposante tour de pierre capture le caractère robuste et sans concession du single malt tourbé de Kornog. Ce phare est continuellement fouetté et façonné par les embruns incessants de l’Atlantique ; il ne passe pas inaperçu lors d’une visite à la distillerie.
Pour cette édition, le jury d’amateurs était composé de Gil Firth (Israël), Frederick Maitland (Écosse) et Serge Valentin (France).
Ce Kornog 2018, un whisky tourbé de la Celtic Whisky Distillerie, a fait l’unanimité auprès du jury pour sa fraîcheur, sa pureté, ses notes de fruits (agrume et pêche), et bien sûr, sa tourbe. Gil a déclaré d’emblée : « Un whisky tellement incroyable. Je n’ai rien besoin d’ajouter de plus. » Il a particulièrement accroché avec la tourbe éclatante et les notes fruitées de pêche et d’agrume. Frederick a apprécié la façon dont le whisky réagissait à l’oxygène. Il a adoré « la pureté de l’expérience » et a souligné des notes florales de fin mai/début juin, un whisky avec une saisonnalité parfaite. Serge a tout de suite remarqué le gras et l’élégance du whisky, notant des airs de Caol Ila avec sa personnalité fraîche et facile d’accès, mais avec beaucoup de corps. « Personne ne peut être contre celui-là », a-t-il ajouté.
Les trois dégustateurs sont tombés d’accord sur sa fraîcheur, sa pureté, sa texture grasse et pourtant élégante. C’est un jeune whisky single cask qui affiche le caractère signature de Kornog, avec des notes estivales et nettes de pêche et de citron, accompagnées de ce punch de tourbe typique d’Islay, toujours présent. Les discussions ont même suggéré qu’il n’était pas sans rappeler le style des vieux whiskies d’Islay d’il y a quelques décennies.

Nez
Mon nez n’est pas hyper habitué aux whisky tourbés, mais directement j’y retrouve le citron que je remarque souvent dans ces embouteillages en ex fût de bourbon. C’est beurré, crémeux, sur les abricots confits, sur le cuir sec, le silex, la pointe de crayon, le cendrier froid et un côté très marin avec les algues, les embruns… la plage de Bretagne quoi, ça sent l’huitre fraichement ouverte ! Celles de chez Nicolas Nollet, je précise car je n’en ai gouté que là à même le mer, superbe !
Bref, un nez plutôt engageant, frais où l’on pourra même avec le temps retrouver quelques traces plus chocolatées avec un léger côté nougatine.
Bouche
Entrée en bouche assez terreuse où les marqueurs tourbés vont se montrer en premier lieu avec le cuir, le cendrier, le terre humide pour ensuite nous laisser avec des agrumes qui vont venir rafraichir le tout avec un fin voile mentholé et quelques fruits à chaire jaune sechés..
La suite, on repart sur la plage avec les embruns marins, les algues, une bonne huitre bien laiteuse et une finale caramel très salé du meilleur effet. Les 58.4% d’alcool sont présents, c’est assez vif mais pour un jeune whisky cela ne choque pas trop…moi ça me convient en tous cas.
Prix
157.3€
Conclusion
Pas un grand consomateur de whisky tourbés, j’ai trouvé cette version jeune très agréable, fraiche, saline et fruitée… bref, j’aime bien, mais probablement pas autant qu’un grand amateur. Les whisky tourbés, c’est un peu comme un bon album de Morbid Angel, faut aimer le style pour apprécier totalement je pense 🙂
Score
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