Rhum

Foursquare Sassafras

Placer Satanas et Diabolo dans une note de dégustation est vraiment un exercice plutôt délicat, du coup, lorsque Richard Seale et Luca Gargano débarquent avec une nouvelle itération de Foursquare pour Velier, répondant au doux nom de Sassafras, il n’en fallait pas moins pour que je saute sur l’occasion ! Voilà donc une chose de faite en plus sur ce blog…

Allez, sérieusement, où vont ils les chercher ces noms à la 6-4-2 ? 🙂 Si on s’en réfère à wikimachin, voici ce qu’on nous raconte: « Sassafras est un genre de la famille des Lauraceae. C’est un arbre qui pousse en Asie, Amérique du Nord et du Sud, principalement cultivé au Brésil et dans certains pays de la péninsule indochinoise« … autrement dit, ils ont une application qui cherche des noms de façon aléatoire sur internet quoi 🙂

Soit, revenons à nos moutons, attardons-nous donc ce soir sur le dernier Foursquare « Officiel », le Sassafras. Celui-ci est en fait la suite du « mythique » Foursquare 2006… Myhique sur eBay surtout, mais très chouette rhum tout de même.

Distillé donc en 2006 chez Foursquare, cet assemblage de rhums issues de colonne et d’alambic a vieilli durant 3 ans en fûts de bourbon et 11 ans en fûts de Cognac de chez Ferrand… non je déconne, je ne sais pas d’où ils viennent, mais je ne pense pas que ce soit de là.

Titrant 61%, cette version a été mise en bouteille 6000 fois et, nouveauté, 1000 fois en bouteille de 10 centilitres et ça, c’est vraiment une idée qu’elle est cool. Regardez-moi comme c’est mignon tout ça ! Et en plus c’est vendu à un tarif hyper sympa… et là, chapeaux !

Nez

Foursquare, clairement il est difficile de passer à côté, tant les marqueurs hypers gourmands de la distillerie de la Barbade nous sautent au nez.

C’est de fait très fruité, caramélisé, doux, amicale, chaleureux… Au premier verre, j’avais trouvé l’alcool trop dominant, je me rétracte légèrement, le nez n’est pas si agressif que cela même si on sent que c’est assez puissant.

On y retrouve pas mal d’abricots, de cerises, de banane avec une belle touche de caramel. C’est vraiment un rhum très gourmand et j’y retrouve dans ce nez quelques accents que l’on pouvait retrouver dans le Caroni 1996 « tasting Gang« , le côté crasseux en moins bien entendu.

Bien entendu, les années auront marqués ce rhum de leur empreinte et le boisé se fait sentir avec du tabac, de la vanille, du chocolat légèrement amère et des épices bien lourdes type muscade et poivre.

Ici, c’est clairement un Foursquare, c’est propre, net et sans bavures.. le premier de classe, juste devant le bureau de la prof.

Bouche

En bouche ça fouette déjà plus….C’est bien, hyper riche et gourmand, voir trop même. Mais c’est vraiment puissant et je trouve que le plaisir de dégustation en prend un léger coup.

C’est toujours aussi fruité, limite confit sur les cerises, les fruits à chaire blanche le tout enrobé d’un épais caramel et d’arômes venant du fût.

Le boisé est marqué, mais de façon distinguée et élégante avec un beau chocolat (au caramel), les épices, le tabac, la vanille et quelques traces plus torréfiées…

Mais quelle présence en bouche, c’est vraiment gouaché, patiné et tout le palais se retrouve « peinturlé » au Foursquare 🙂

Prix

169€

Conclusion

Bon, clairement ça l’est… par contre ça cogne légèrement trop pour être un beau rhum plaisir. Dommage, car c’est vraiment un spiritueux hyper (trop?) gourmand qui serait très intéressant à faire découvrir à de « jeunes » palais.

Mais l’intégration de l’alcool fera que pas mal de nouveaux amateurs passeront leur chemin. Perso j’aime bien, mais je pense que j’aurai assez avec mes 10 « petits » centilitres.

Note

86/100

2 Comments

  1. Jerry Gitany says:

    Les fûts de Cognac auraient pu venir de chez Ferrand , le fils de Richard a bien fait son stage au Château Bonbonnet !!!!! Lol

    1. Effectivement, le monde est petit au final 😅

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *