Rhum

Caroni 1992

Le confinement que nous vivons pour le moment est une étape difficile à traverser et il nous faut trouver du réconfort là où l’on peut. Que ce soit avec la famille directe, les jeux de société avec les enfants, le bricolage, les jeux avec madame (ou monsieur), les amis via internet et les petits plaisirs de la vie qui nous restent à la maison.

C’est dans cette dernière optique que je me suis dis qu’avoir un Caroni 1992 dans la cave était une chance mais que tant qu’à faire, c’était mieux de l’avoir ouverte dans le bar du salon !

Ni une ni deux, je décide donc de craquer cette très belle bouteille. Du coup, me voici donc en mesure de vous faire mon retour sur ce millésime mis en bouteille en 2012, dans sa version réduite à 55% et âgé de 20 ans donc.

Vieilli entre 1992 et 2008 à Trinidad, ce rhum aura ensuite été stocké dans les entrepôts de DDL au Guyana jusqu’à 2012, date de l’embouteillage.

Ce Caroni fait partie de la série « Hangar » avec un 1994/2012 réduit et full et son homologue non réduit de 1992. Ce nom vient de la photo du Hangar Caroni, qui serait le dernier cliché pris à la distillerie le 9 décembre 2004 par le regretté Fredi Marcarini.

Couleur

Ambre profond, acajou, c’est vraiment superbe à contempler… Oui, un Caroni ça se contemple ok ? ça se regarde pas ! 🙂

Nez

Riche, opulent sur les marqueurs classiques de la distillerie à savoir les hydrocarbures, l’huile de garage, les boisé, le caramel brûlé, la colle forte, des épices tels que le poivre et la muscade et le moka.

Derrière ces premières effluves très Caroni, on y retrouve de beaux fruits donc la cerise, la poire, les fruits plus exotiques avec la banane et la mangue entre autres.

Un nez très charmeur et gourmand comme je les aime chez Caroni… c’est sale mais pas trop, c’est fruité mais pas autant que le tasting gang. En gros, c’est très bien équilibré pour un Caroni.

La réduction est vraiment bien, elle laisse toute la place à ce rhum pour s’exprimer et apporte un peu de douceur à ce nez très gourmand. Top !

Bouche

Crémeuse, sèche, sale et gourmande… on y retrouve un boisé plus marqué qu’au nez, avec un gros chocolat noir en entrée de bouche.

Le côté sale propre à Caroni ressort assez bien en bouche mais cela reste très plaisant, ce n’est pas du tout l’excès comme certains 1998 par exemple.

Le caramel, le caoutchouc et les hydrocarbures viennent ensuite mais laissent tout de même certains fruits apparaître dont la poire, la cerise et encore la mangue même si cela est plus subtil qu’au nez.

La finale est bien entendu monstrueuse sur une poudre de chocolat amer.

Prix

Totalement hors contrôle 🙂

Conclusion

Très belle bouteille même si je ne retrouve pas le côté stratosphérique du Caroni full proof « vache« .

Le nez est vraiment génial, la bouche légèrement trop boisée même si cela n’est pas trop dérangeant… juste que cela semble plus monolithique du coup.

Après, soyons clair, ce jus est vraiment très classe mais la comparaison avec les autres 1992 lui fait un peu mal. Après, ça reste un grand Caroni et l’avoir ouverte est vraiment sans le moindre regret, surtout que l’oxydation va probablement lui faire un bien de fou, comme à tous les Caroni… le meilleur est donc à venir !

Note

91/100

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