Caroni 1994 23 ans

Ce matin, un facteur a amené un beau sample ♪ ♫ … du tout dernier caroni de chez Velier, le 1994 high proof (57.18%, navy strenght 100% proof donc) de 23 ans !

Mon meilleur ami danois (oui j’en ai qu’un et alors ? c’est quand même le meilleur, na !) m’a gentiment remercié de l’avoir aidé à choper la bouteille durant les 9 minutes où elle était disponible sur le site de la maison du whisky.

Beau travail d’équipe montrant une fois de plus les liens forts unissant la Belgique et le Danemark (me demandez pas lesquels mais il doit y en avoir !)

Attention, cette note a été rédigée à partir d’un sample d’une bouteille tout juste ouverte… l’aération dans le verre à duré +- 30 minutes mais l’oxydation naturelle une fois la bouteille ouverte n’a pas eu le temps de jouer.

Ce caroni ’94 a été vieillit à Trinidad jusqu’en 2008 pour ensuite rejoindre les chais de Demerara Distillers Limited jusqu’en 2017 pour un total de 23 ans.

Luca l’avouait lors d’une interview avec Cyril de durhum, 23 ans est l’âge maximum pour les caroni stockés en partie chez DDL. Il les a donc tous rapatrié en Ecosse pour terminer plus sagement le vieillissement des fûts. Vu la dégustation qui suit, je pense que nous avons déjà dépassé ce maximum en fait…


J’adoooore cet…. album !

Couleur : acajou foncé, superbe très gras. On voit bien que c’est vieux… très beau visuellement !

Nez : vanille, caramel, moka, boisé, camphre, menthol, cuir, solvant, banane flambée, caoutchouc, fleur d’orange.

Très beau nez caroni avec un côté rond et gourmand. Le second nez offre un fruité ‘chaud’ sur la banane. L’alcool est bien intégré et ne gêne pas la dégustation.

Le menthol est étonnement en avant plan, c’est assez déroutant… (c’était Fares, c’est effarant !)

Bouche : huileuse, vive…. Le boisé est très présent (trop en fait) et couvre énormément la dégustation avec une grosse amertume tanique. L’alcool est très bien intégré et ce caroni se boit facilement de ce côté là.

Le menthol, encore lui, réussi à sortir de tous cela mais avec beaucoup de difficultés. Les notes légèrement fruitées restent quant à elles prisonnières dans cet océan de bois…

Le reste…quel reste ? Allez, en forçant un peu j’arrive à trouver un petit côté floral mais ces tanins couvrent totalement le tout. C’est plutôt gênant car on a vraiment l’impression de boire du jus de bois.

Je pense que ce millésime avait beaucoup d’autres choses à nous raconter mais les 23 ans enfermé dans un fût ont dû lui faire perdre la mémoire au moment de se dévoiler dans le verre….dommage.

Ne l’ais je pas laissé s’aérer assez ? Peut être que quelques mois après l’ouverture de la bouteille cette dégustation sera plus plaisante, à voir.

En tous cas nous avons, je pense, atteint ici l’âge limite de vieillissement tropical de ces fûts… comme quoi, vieux et tropical ne veut pas toujours dire meilleur.

Coût: 290€ pour le moment….

PS: King Diamond sur les photos ? Oui, le king étant le plus grand des plus grands Danois, ceci est un hommage à Claus (mon meilleur ami Danois 🙂 )

Tak Claus !

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