Nouvelle sortie du passeur, et nous retournons encore à l’ancien domaine « La Poste » avec cette-fois ci un millésime incroyable, car c’est celui de votre humble blogueur, l’année 1979 qui aura vu Jody Scheckter champion du monde de F1, Rainbow sortir son « Down To Earth » et bien entendu l’élection de Margaret Thatcher qui permettra à Iron Maiden de proposer deux très belles pochettes de single…bref, vous l’aurez bien compris, il me fallait de la matière pour cette introduction et je n’avais pas trop d’idées 🙂
C’est donc le troisième armagnac de cet ancien domaine que je déguste, après les très bon 1976 et 1972, qui avaient obtenus, de façon bien mérités, de très beaux scores ici même, et de manière plus générale chez les amateurs de belles choses.
Cette fois-ci, Romain fera cet embouteillage avec notre copain Aurélien de chez Authentic Spirits, pour nous proposer un Ugni Blanc distillé en 1979 et directement placé en fût roux, c’est à dire un fût qui aura déjà donné pas mal de bois et qui sera donc bien « rincé », et ce durant 47 ans !
Bref, un vieil armagnac avec des allures de jeunes, vu que le fût n’aura pas trop donné de tanins… et embouteillé brut de fût à 48,8% d’alcool, moi perso, ça m’excite grave comme carte d’identité. Et puis il y a cette étiquette…on ne comprend pas trop le délire, mais ça claque assez bien. Et j’aime bien les délires en plus 🙂

Nez
Très frais, très fruité, on va retrouver pas mal d’agrumes dont le pamplemousse rose, l’orange sanguine, un fin citron meringué sur un délicat caramel, du sirop d’abricots et quelques notes beurrées et chocolatées.
Ensuite se dévoilent de fines notes d’amande légèrement toastée, accompagnées de nuances de vanille et de cire d’abeille. Une minéralité élégante vient structurer l’ensemble, soutenue par une belle acidité évoquant les fruits tropicaux tels que le fruit de la passion, ainsi que le cassis, le tout relevé par de subtiles touches résineuses rappelant le pin.
C’est vraiment très fin, très classe et parfumé. Personnellement c’est clairement le genre de chose que j’adore, avec un degrés d’alcool tout à fait intégré à l’ensemble. Top, je reconnais là notre ami Aurélien entre-autre !
Bouche
Encore une fois très fruité avec ce côté végétale tirant ensuite sur l’acidité des fruits rouges en passant par les agrumes gorgés de jus, sur un fin lit caramélisé où l’on va pouvoir enfin retrouver quelques notes de fruits à coques grillés, de réglisse et de tabac.
Pamplemousse rose, orange amère, acidité des fruits de la passion sur un fin chocolaté au lait avec une très fine réglisse, des feuilles de tabac et encore ce cassis du meilleur effet.
L’alcool est vraiment bin fondu à l’ensemble, ce dernier apporte le gras souhaité tout en gardant un incroyable confort de dégustation, j’aime vraiment cette élégance et cette finesse, bravo à l’équipe pour la sélection.
Prix
182 €
Conclusion
Très belle découverte que ce très vieux millésime qui aura su garder ses arômes fruités grâce au fût roux… j’adore !
PS: le verre vide est dingue aussi… on y resterait des heures.
Score
91/100
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