Un Caroni dans une bouteille noire, ça vous dit quelque chose ? Velier ? Nooooon, ici je vais vous parler de Jack Tar, embouteilleur qui nous vient de Pologne et qui est l’oeuvre de Lukasz Baranowski. Cet embouteilleur naviguant dans des sphères assez premium avec pas mal de rhums, cognacs, whisky. Il était logique de les voir débarquer avec quelques Caroni.

En effet, pas moins de 6 single cask de l’illustre défunte distillerie auront été embouteillés pour les series Music, 2 autres pour cette série Cosmic et 1 dernier pour le Limbo. 2 autres devraient arriver courant 2022…

Soit, ce soir nous allons déguster 3 de ces Caroni de deux millésimes différents: 1997 et 1999. Go !

Caroni La lune 1997 61.3%

Nez

Clairement, on est dans un registre Heavy Trinidad Rum, pas de soucis à se faire là dessus 🙂

Ca sent bien le garage, les huiles, le goudron, le caoutchouc sur un beau beurré mêlé à un charmeur panier de fruits composé d’agrumes, d’abricots et de fruits tropicaux.

Pour le reste, c’est fumé bien entendu, avec de belles notes de caramel brûlé, de chocolat, de muscade et de camphres.

Les 61% ne sont pas spécialement hypers agressifs, plutôt bien intégrés en fait.

Bouche

La bouche est tout aussi typique que ce que l’on peu retrouver au nez, c’est « dirty » avec quelques notes plus élégantes de fruits dont l’orange sanguine, la banane flambée sur une belle crème anglaise. Mais par contre je suis assez étonné de trouver un côté assez aqueux en bouche…

En fait, passé le premier « choc », ce Caroni retombe assez vite et ne laisse ensuite qu’une trace chocolatée.

De plus, l’alcool me semble bien plus piquant que ce que le nez ne laissait entrevoir.

Prix

499€

Conclusion

Caroni plutôt classique, je suis un peu déçu par la bouche qui me semble relativement monolithique en fait.

Loin d’être mauvais, ce n’est juste pas fulgurant je trouve, et à ce tarifs c’est un peu triste 🙂

Score

84/100


Caroni Le Soleil 1997 63.8%

Nez

Les nez me semble plus fruité que le précédent, avec l’orange sanguine, le citron vert et la banane, le caramel brûlé, la crème anglaise et des plus subtiles notes de caoutchouc et d’huile de garage viennent compléter tout cela.

Les 63% semblent hypers fondus, c’est plutôt impressionnant.

Bouche

Les 63% se font plus présents que sur « la lune » mais sans être trop compliqués à appréhender. Ensuite, le fruité revient avec de la banane flambée, la mangue, des agrumes dont l’orange sanguine et le côté garage bien typé Caroni.

Le rhum se veut relativement gourmand avec un beau caramel/beurre sâlé qui plaque, pour se terminer sur des notes plus chocolatées, épicées, fûmées et marquées par le fûts.

La finale me semble bien plus fournie que sur le précédent fût, bien plus à mon goût en fait.

Prix

499€

Conclusion

Beau Caroni 1997 alliant une belle grosse gourmandise à des notes plus robustes et typiques de notre chère distillerie de Trinidad.

Score

88/100


Caroni Limbo 1999 63.7%

Nez

Ici le profil est bien plus sâle que les deux 1997, on y retrouve moins d’agrumes et de fruits exotiques mais toujours ce côté huileux, caoutchouc voir même iodé sur cette version.

Quelques traces de gingembres viennent apporter un peu de fraîcheur mais c’est bien la caramel bien brûlé et le caoutchouc qui prédominent sur des notes plus herbacées.

Bouche

On retrouve plus de fruits en bouche, l’abricot, les fruits tropicaux sur un beau chocolat noir enrobé de caramel.

Les notes boisées sont peut être plus marquées ici, avec pas mal de réglisse, de tabac, d’épices en tous genre, de caoutchouc et de chocolat noir amère. Probablement un poil trop pour mon palais.

La finale, plutôt longue, étant principalement dominée par ces marqueurs venus du fût.

Prix

499€

Conclusion

Caroni au profil plus sombre que les deux précédents, l’oxydation devrait faire un beau travail dans le temps pour probablement apporter plus de fruité. En attendant, c’est un rien trop dirty pour moi 🙂

Score

84/100

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