Retour vers des choses plus maltées, mais pas en Ecosse cette fois ci, aujourd’hui je vous emmène dans les vertes contrées Irlandaise où se déroule les prémices de la distillerie Waterford avec entre autre ce Single Farm Origin Bannow 1.1

Donc Waterford, c’est une des dernières distilleries créée en Irlande par un certain Mark Reynier, plus que connu dans le monde du malt pour avoir entre autre été le fondateur de l’embouteilleur Murray McDavid et à l’origine de la résurrection de Bruichladdich.

Son projet: une distillerie jouant à fond la carte de la transparence et du terroir. Pour son whisky, il travaille avec 72 fermes afin de se fournir en céréales et surtout, il fait distiller chaque terroir séparément afin d’en garder les différentes qualités !

Du coup, la traçabilité est énorme, chaque lot étant suivi de près durant les différents processus, maltage, brassage, distillation, vieillissement et embouteillage…

Ainsi, nous avons pour ce Barrow 1.1 un multitude de renseignements, du cultivateur, un certain Ed Harpur jusqu’au types de fûts utilisés en passant par les dates d’arrivées à la distillerie et les dates d’assemblages des barriques.

Distillé en 2016, ce whisky a été mis en bouteille en 2020 et titre 50% pour 8616 bouteilles.

C’est donc quelque chose de plutôt jeune que nous allons déguster. 3 ans, 7 mois et 27 jours en fait 🙂

Couleur

or pale, paille

Nez

Plutôt gourmand et céréalier, la première chose qui me vient en tête serait une sorte de beurre de cacahuètes et de corn flakes.

C’est doux et une pointe de caramel, de toffee et de vanille viennent ajouter un belle couche gourmande à l’ensemble très porté sur la céréale.

Un aspect fruité est à noter aussi avec de l’orange amère, du citron confit le tout recouvert de quelques épices comme le poivre et la muscade.

J’y trouve aussi quelques traces de cuirs et de fruits secs, me faisant penser à un passage en sherry (de fait, 2 fûts de 500 litres ex olorosso font partie de l’assemblage)

Les 50% sont présents mais pas perturbants.

Bouche

Huileuse et grasse, le toffee revient encore pour nous donner un profil aussi gourmand qu’au nez.

Le caramel beurre salé, l’orange amère, les fruits secs, le cuir et quelques épices sont ici plus en avant que la grosse céréales détectée au nez.

L’alcool est très bien intégré, le choix des 50 degrés est pas mal car cela laisse de la puissance sans pour autant anesthésier le palais.

La finale est moyenne, sur des notes plus poivrées et maltées.

Prix

75€

Conclusion

Sympa, vraiment ça se laisse déguster avec plaisir et pour un spiritueux si jeune, je trouve que la complexité est déjà bien mis en place.

Cela reste « easy » et plutôt gourmand, et en tant que débutant dans le monde du whisky, cela ma va fort bien.

Après, est ce qu’un whisky si jeune mérite d’être vendu si cher ? Perso j’ai un gros doute, mais cela n’enlève rien aux qualités de la chose.

Note

86/100

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