La bonne intention 1998

Après la verticale demerara de la semaine passée, suite du linup offert par un génial qdd avec ce rare La bonne intention 1998.

Ici, 100% full proof et vieillissement tropical dans les chais de Demerara Distilers durant 9 ans.

Alors, je vais pas vous faire le professeur ès demerara de service, non tout ce qui va suivre concernant la bonne intention vient d’ici, un formidable recueil pour tous les fans de ces distilleries oubliées.

Donc La bonne intention était une plantation de canne à sucre et aussi une distillerie, comme souvent au final pour toutes les anciennes références qui longeaient cet immense fleuve.

En 1960, plusieurs d’entres elles ont été fermées, dont celle qui nous occupe, et détruites. Les infrastructures intéressantes furent transférées chez Uitvlugt dans la foulée. Donc ce LBI est donc un uitvlugt déguisé et distillé en Continuous Still en 1998. Embouteillé en 2007 à 55.6%

A remarquer qu’il s’agit là d’un fût unique et donc relativement rare à trouver. En même temps, on devient habitué à lire cela avec les vieux velier 🙂

Belle mélasse qui tache

Couleur: belle grosse mélasse bien grasse 🙂 ça me parle ce genre de commentaires moi ! Belle couleur acajou, collant littéralement au parrois.

En faisant tourner le rhum dans le verre, une fine couche jaune/brune reste collée à celui ci…c’est vraiment d’une lourdeur de fous ! Ca annonce une longueur de dingues cette histoire ! (beau cas psychiatrique en vue donc)

Nez: Caramel cuit, fruits à coque (noisette), menthol, cuir, tabac, pruneaux… c’est très gras, très chaud et fumé. L’alcool est assez discret.

Clairement le genre de beau gros demerara qui me fait vibrer.

Très difficile de résister à lui laisser du repos car on a juste qu’une envie: goûter….

mais comme la patience est mère de sagesse, et que je dois meubler pour l’article, on va essayer de lui laisser du temps 🙂

Une légère acidité arrive avec le temps, personnellement celle ci me fait un peu penser au Neisson 2005 pour les 70 ans de velier. Ce qui est assez comique au final car ce sont là deux rhums en tous points différents. Mais les fruits rouges ne sont pas loin (groseille ?)

Bouche: la bouche est chaude avec un gros caramel/fumé en entrée de bouche. C’est plutôt animal avec un côté cuir plutôt prononcé et une boisé tout à fais agréable. Un beau boisé qui ne gâche rien !

Le fumé se transforme quelque chose de plus grillé, brulé… le tout enrobé dans un bel océan de mélasse bien cuite, rôtie.

La longueur est comme prévu, interminable sur la réglisse et le tabac… c’est vraiment impressionnant comme ça colle au palais.

L’alcool est superbement intégré. On ne sent pas les 55 watts.

Ils n’y ont pas été avec le dos de la cuillère quand ils ont balancé la mélasse dans le fût ! 🙂

En conclusion, nous sommes devant un monument de gourmandise en provenance direct de chez Uitvlgut, c’est vraiment une superbe sélection de tonton Luca !

Pas loin d’en sale enmore, mais avec un petit quelque chose qui le différencie… l’acidité.

 

Encore un peu de lecture ?

  • Lance en parle très bien ici
  • Cyril fait de même ici avec le 85 en bonus
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