Destination la Jamaïque ce soir avec un périple qui va nous amener de Hampden à Clarendon en passant par une distillerie inconnue.. ben oui, à une certaine époque, les embouteilleurs indépendants se posaient moins de questions quant à ce genre d’informations, le seul truc que je sais est que ce n’est probablement pas un Neisson 🙂

Je vous propose donc de commencer en douceur avec le Great House 2020 de Hampden pour ensuite attaquer avec du plus lourd, le Jamaica 30 yo de Cadenhead et le Clarendon 37 yo de Auld Alliance…

Mais avant d’aller plus loin, merci à mes gentils qdd qui m’ont fourni gratuitement les échantillons, c’est plaisir de voir que le partage est toujours possible en 2021 😉

Great House 2020

Deuxième édition du Great House, cette version 2020 est un assemblage différent d’Hampden OWH (entre 80 et 120 grammes d’esters) distillé en 2013 (80 %) et d’Hampden DOK (entre 1500 et 1600 grammes d’esters) distillé en 2017 (20 %).

Le tout titre 59% et n’est vendu qu’à la distillerie…. et partout ailleurs 🙂

Nez

Haaa c’est bien funky là dedans, fruits tropicaux comme l’ananas et la banane, pâte d’amande, sucre roux, beurre, léger bonbon arlequin, olive verte, pain grillé et quelques traces boisées avec le tabac ainsi que la vanille.

Les 59% sont assez bien intégrés, c’est plutôt rond et gourmand.

Bouche

Bouche plus vive et rêche que ce que le nez laissait entrevoir… c’est toujours fruité/boisé avec le côté fumé en retro olfaction que l’on retrouve souvent avec les Hampden.

La seconde bouche reste dans le meme trip, dommage de ne pas retrouver plus de beurré en fait, les fruits sont bien présents, le boisé est là mais de façon plus rude qu’au nez.

Le toast grillé, le chocolat noir apportent un côté plus dark à ce rhum, mais c’est vraiment dommage pour ce côté trop anguleux.

Prix

Une centaine d’euro

Conclusion

Moins fan que le premier batch, je trouve ce dernier légèrement trop rêche pour y trouver du plaisir. Après, on est sur une belle expression Hampden bien entendu, mais j’en attendais plus en fait.

Un blend réduit de LROK, C<>H aurait probablement plus de gueule pour tout dire 🙂 La gourmandise de l’un avec le beurré de l’autre pourrait faire un bel assemblage. Peut être pour plus tard…

Note

86/100

Jamaica 30 yo Cadenhead

D’après ce que j’ai pu trouver comme information, ce rhum jamaicain aurait été distillé en 1974 et mis en bouteilles en…1983. Le truc est que le client qui aurait acheté ce fût n’est jamais venu chercher les bouteilles, Cadenhead a donc décidé de les remettre dans le fût d’origine et donc on ne peut mentionner que les 30 ans entre 1983 et 2013. Mais en gros, le rhum est plus près des 39 ans qu’autre chose.

Il semblerait que la provenance la plus logique soit Long Pond, encore une fois, ce n’est pas très clair, à cette époque on se posait nettement moins de questions que maintenant.

Enfin, cet embouteillage titre 51.8%.

Nez

Loin de l’idée qu’on peut se faire d’un rhum jamaïcain en fait… Ici on est plus en Guyana qu’autre chose.

On y trouve pas mal d’arômes de chocolat noir, de réglisse, de tabac, de fruits confits comme des dattes ou des pruneaux, de la réglisse, du café mocha, de brioche et du caoutchouc.. Vraiment, pas le truc ultra funky mais bon, plus de 30 ans dans un fût aussi, le contraire aurait été étonnant.

On ne doit pas être sur un long pond hyper haut en esters, là où le Hampden Auld Alliance de 35 ans présentait encore de fortes connotations high esters, ici c’est nettement plus plat.

Après, ça n’enlève rien au fait que cela sente très bon 🙂

Bouche

Toujours un profil bien sombre avec du chocolat noir, une grosse touche de café mocha, du caramel brûlé, des fruits ultra confits, de la réglisse et des raisins secs.

Pour le reste, on ne peut pas dire que cela soit la fête totale car la finale a plutôt tendance à s’écraser assez rapidement sur une sucrosité plutôt présente… badigeonnait on les fût de mélasse en Jamaïque à l’époque ?

Aucune idée, mais ici c’est l’impression que cela donne en fait. Pas mauvais mais je m’attendais pas à quelque chose de si « plat » pour tout dire… 🙁

Prix

Compliqué…

Conclusion

Tristesse serait un mot qui pourrait résumer cette dégustation tant la finale très liquoreuse et plate gâche un peu le moment.

Mais c’est bon, pas spécialement de fausses notes hormis le fait que ça m’excite pas spécialement plus que ça. Ca fait penser à ces rhums de fantaisie des années 80/90 en fait…

Note

84/100

Clarendon 37 yo Auld Alliance

Distillé en 1984 chez Clarendon, ce rum est du mark MMW et à vieilli en Jamaïque jusqu’en 2018. Ensuite, 3 ans de plus en Ecosse pour enfin être embouteillé par Thomson Bro et Auld Alliance.

Celui ci titre 62% et a été embouteillé 281 fois et fait probalement partie du même lot que les Monymusk de Velier et autres vieilleries tropicales qui débarquent depuis 2 ans d’un peu partout.

Beaucoup d’embouteilleurs indépendants peuvent ainsi profiter et sélectionner de rhums vieillis en grande parties sous les tropiques via MainRum/Scheer… Rum Artesanal, Old Brothers, Corman Collins, Auld Alliance etc etc…

Est ce que Velier et Plantation y ont été en direct? Aucune idée mais tous ces fûts devaient bien se connaitre, ne fusse que de vue 🙂

Nez

Colle patex, solvants, fruits confits, agrumes, tabac, réglisse, caramel brûlé, chocolat en poudre, bonbon arlequin, menthe, compote d’abricôts.

Ici, on a le côté sombre du précédent mais avec un kick funky en plus… Les 62% amène un fameux peps sans être réhibitoire.

On l’avait dit, « attention c’est un jus de bois », et bien je pense que l’oxydation du sample a fait son effet car cela ne me semble pas spécialement exagéré.

Certes c’est boisé, 37 ans sa tronche dans un fût, ça laisse des traces, mais pas tant que cela au final.

Bouche

Houla oui, de fait je comprends mieux la remarque sur le côté boisé… pwaaaa, c’est bien marqué par le fût et très amère.

Moi pas aimer dutout ce genre de profils… 🙁

Deuxieme bouche, hé bien non, vraiment je ne suis pas fan dutout…. bois , chocolat noir, bois, réglisse, bois, tabac, poudre de chocolat, bois….

Prix

Difficile …

Conclusion

Que dire… un chouette nez mais une bouche terriblement trop marquée par le fût. Je n’arrive pas à prendre le moindre plaisir dans ce rhum, c’est d’un triste car on sent que derrière ça il doit y avoir des trucs à dire mais ce boisé écrase littéralement tout.

Après, pour le fan de ce genre de profil, foncez, faut pas hésiter mais moi j’y arrive arrive pas.

Note

74/100

Merci à DailyRhum pour la photo ainsi que C-Rhum et Axel des rock and rhum pour l’aide 😉

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