Enmore 1977

Attention, légende ce soir avec le Enmore 1977 embouteillé par Silver Seal en 2009… Oui, ce bel Enmore à 32 ans, et le bougre est toujours vigoureux du haut de ses 64.4% !

Silver Seal est un embouteilleur italien spécialisé dans les sélections de whisky, qui aux fils des années s’est imposé comme un grand dans le monde du rhum avec des très beaux fûts proposés. Et de très belles étiquettes comme vous pouvez le constater ci dessous 🙂

Leurs sélections en rhum comprennent pas mal de demerara, Caroni, Bellevue, Foursquare, Hampden, Long pond etc… des grands noms souvent réduits et vieillis en Ecosse, pour le meilleur et des fois pour le pire. On peut pas viser juste à tous les coups hein:)

Ici, pas de réduction et j’imagine un vieillissement continental avec peut être quelques années tropicales… aucune idée 🙂

  

Couleur: brun foncé, vraiment un beau gros “dark demerara rum” qui semble bien boosté à la mélasse. Dire que le rhum est gras est un doux euphémisme, les parois du verre sont littéralement tâchées par ce rhum collant à souhait.

Nez: Ouf, les 64 watts sont là et il se dégage une certaine fraicheur hors de ce rhum qui semblait tellement lourd, chaud…

C’est grillé, fumé, mentholé, fruité, caramélisé, torréfié, chocolaté. Les fruits sont ici en mode compote ou confiture, des gros pruneaux, des abricots, de l’orange sanguine.

Le tabac est également présent ainsi que les fruits secs comme la noix.

Première pour moi, j’y trouve un côté crème balsamique * ??!?? Oui, ça me fait vraiment penser à ces sirops bien denses et concentrées qu’on utilise dans des salades ou sur un bon morceau de viande.

Etonnant, je ne trouve pas de trop grosses traces boisées.

Le nez est vif mais très gourmand. C’est envoutant et très agréable sans tomber dans l’écœurant comme cela pourrait être le cas si il avait été réduit à mon avis. L’alcool ajoute, je pense, une dimension plus aérienne à ce (très) heavy rum.

Bouche: la bouche est vive, sur la caramel brûlé, les herbes (genre Jägermeister), le tabac, les fruits bien cuits avec encore les pruneaux, la mangue et l’orange sanguine suivit d’une amertume typée pamplemousse.

C’est très gras, très gourmand et toute la typicité Enmore est magnifié dans ce jus. Les 64 watts, bien que présentent, ne sont pas du tout un frein à la dégustation et cela passe très facilement.

La finale se fait plus boisée, plus cendrée,sur le fruit sec avec une grosse noix amère et du chocolat noir. C’est juste waw comme rhum ! pwa !

Prix: aucune idée mais ça doit vraiment coûter un pont cette histoire 🙂

Conclusion: quel bonheur d’être tombé sur un chouette sampleur grâce auquel j’ai pu m’offrir ces 3 centilitres de bonheur (merci à lui pour la photo de la bouteille d’ailleurs).

C’est vraiment un monstre et pour les fans d’Enmore, cela me semble le must. Vraiment c’est un des plus beaux que j’ai eu l’occasion de déguster.

MIAM MIAM ++


Encore un peu de lecture ?

  • Olivier nous en parle sur son blog.
  • Serge nous a fait une petite verticale “Enmore” de derrière les fagots.
*Merci Mr Valentin 🙂
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