Il y a 5 ans jour pour jour, le 24 avril 2017 à 14h36, je publiais le premier article sur le blog fraichement créé quelques jours auparavant… Nous voici donc clairement face à un évènement de taille dans le monde des spiritueux et j’ai donc décidé de faire un petit article commémoratif afin de fêter ça dignement !

Et quelle serait la plus belle manière de fêter ça ? En dégustant un Neisson 21 ans ? Un Caroni 1984 ? Un Chantal Comte 1976 ? Que neni, ici je vais vous parler de la nouvelle version du spiritueux qui m’aura fait basculer irrémédiablement dans le monde du rhum, le Papalin !

Car en effet, autour de 2014/2015 cette première mouture du Papalin par Vélier m’avait été conseillé par mon caviste, quand je lui ai demandé un rhum un peu plus complexe que les Ron que je dégustais à l’époque.

Donc pour 38€, nous étions en présence d’un assemblage de rons de Cuba et du Venezuela et de Caroni, le tout remis en ex fûts de Demerara… Donc sur le papier, deux nouveautés pour moi: Caroni et Demerara. En 2022 les gens deviennent un peu zinzin en lisant ces deux mots, moi à l’époque cela ne voulait vraiment pas dire grande chose 🙂

Mais quel souvenir, je sais que certains n’éprouvent pas beaucoup d’affection pour celui ci, mais pour mon jeune palais de l’époque, ce rhum a joué un très grand rôle dans mon parcours.

Et nous voici donc en 2022 avec la nouvelle version du Papalin par Velier, sauf que ce dernier n’a pas trop de liens avec l’ancien hormis de servir de rhum d’appel pour un public moins geek.

Nous avons ici une version 100% jamaicaine composée de 80% de Worthy Park, 10 % de Hampden et 10% de Hampden vieilli en ex fût de Sherry. Le tout embouteillé à 47% pour cette version. Il existe aussi un version plus chargé en alcool mais celle ci aura été rapidement sold out et je suis passé à côté.

Nez

Un nez plutôt frais et fruité avec un beau côté beurré et brioché. On est clairement sur une trame Jamaïcaine, avec de l’ananas rôti, de la pomme, de la poire, de la pâte d’amandes et des notes plus mentholées.

Pas vraiment de traces d’olives mais bien un léger côté solvants/colles patex, mais c’est plutôt léger. J’y trouve en plus un beau côté floral, sucré et gourmand avec l’aération.

Au final donc, un nez plutôt charmeur, accessible, tout en gourmandise et équilibré du haut de ses 47 pourcents d’alcool.

Bouche

La bouche est plutôt grasse et opulente, avec de belles notes de fruits confits, d’agrumes, de beurre et de chocolat.

On retrouve l’ananas, le citron confit, la poire, le sucre roux articulé autour d’un fin boisé légèrement amère où l’on pourra noter quelques traces de chocolats, d’épices, de fruits secs dont l’écorce de noix entre autre.

L’alcool est plutôt bien intégré avec un bel équilibre et une finale moyennement longue portée sur les fruits secs et le sucre roux encore.

Prix

50€

Conclusion

Hé bien j’appécie plutôt bien ce rhum pour plusieurs raisons en fait. Premièrement son prix nous prouve qu’il est encore possible de faire de belles choses pour un montant relativement normal.

Pour 50€, nous avons ici un rhum de 7 ans là où chez certains nous n’avons même pas assez pour un rhum blanc de 50 cl ! Alors je sais, il ne faut pas toujours tout comparer et la force de frappe de Velier est bien entendu assez grande, mais ceci ne peut pas tout expliquer je pense.

Deuxièmement, nous avons ici un beau rhum qui sera parfait pour faire découvrir les rhums de la Jamaïque. Un smith & cross fera très bien le boulot aussi, mais ce dernier est quand même bien plus punchy et moins glamour à déguster.

Le petit hic serait peut être la longueur en bouche qui n’est pas vraiment folle, mais je ne pense pas que le public ciblé sera vraiment très choqué par cela.

Derrnière précision, il ne s’agit évidemment pas d’un rhum à proposer à un amateur de DOK ou autre trucs de barrés… cela ne servira à rien, leur palais étant déja out depuis longtemps 🙂 🙂 🙂 (je rigole hein, calme les gars 🙂 )

Note

87/100

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