Rhum

Savanna Wild Island Collection

Savanna est de retour avec une toute nouvelle collection et semble avoir trouvé une belle parade au manque de salons pour la promotion de celle ci, envoyer des « presskit » à un large panel d’amateurs de rhum.

N’étant pas spécialement toujours fan de ce qu’ils proposent, souvent pour une question de goûts personnels au final, j’ai été ravis de voir qu’ils m’avaient inclus dans cette opération, encore un énorme merci à toute l’équipe donc !

Nous voici donc à parler de la série « Wild Island » qui met en scène des paysages de l’île au travers de 4 rhums aux profils bien différents de la distillerie. Cette série célèbre aussi les 150 ans de la distillerie, vu que celle ci a été créée en 1870 (2020-1870, le compte est effectivement bon).

Wild Island « Baleines » – 57,6%

Nous sommes ici en présence d’un single cask de rhum vieux agricole distillé en 2012 et vieilli en fût de cognac puis fini en fût de calvados. Il titre 57.6% et a été édité à 696 bouteilles de 50 cl.

Nez

Le premier nez est très doux et il nous apporte un côté caoutchouc « à la libération » ainsi que son lot d’agrumes et de vanille… et de pommes bien entendu car la finition Calvados à bien façonné ce rhum.

On y perçoit aussi de belles notes orangées, citronnées sur un fin boisé chocolaté. C’est plutôt agréable, frais avec quelques notes de menthol, élégant et gourmand.

J’aime !

Bouche

L’entrée en bouche est légèrement acide, sur les agrumes encore, la vanille, les épices et la pomme bien entendu.

Le boisé est présent mais ne gène en aucun cas, il porte une finale assez longue sur la réglisse, le menthol, le chocolaté et encore ce caoutchouc.

L’alcool est particulièrement bien intégré, c’est très bien fait !

Conclusion

Ha ça, c’est vraiment sympa comme rhum… facile d’accès, élégant et avec un beau boisé assez gourmand, j’aime beaucoup.

Note

88/100


Wild Island « Plage» – 52,7%

Toujours un single cask, mais traditionnel cette fois ci, à base de mélasse donc et titrant 52,7% après une finition en fût d’armagnac. 936 bouteilles sont disponibles. Millésime 2003, 16 ans d’âge.

Nez

On sent direct que nous ne sommes plus sur un pur jus là, clairement le visage se tourne vers la Barbade avec un rhum gourmand, caramélisé, torréfié et fruité.

Les fruits sont bien confits, bien gras et le tout me fait penser à un finish bien vineux de chez foursquare en fait… Bon, en même temps le finish ici est de l’armagnac, on n’est pas loin 🙂

On y retrouve enfin quelques notes plus torréfiées, fumées, de tabac et chocolatées.

Bouche

Grasse et gourmande et encore une fois, à l’aveugle je lance un grand Foursquare 🙂

C’est gras, caramélisé, fruité avec des traces de bananes et de coco ainsi qu’un nappage au chocolat.

La finale est tout aussi grasse, sur le chocolat noir, l’orange et une boisé plus marqué.

Conclusion

Sympa, un peu Barbade et donc ça me convient assez même si on a du coup l’impression de l’avoir dégusté un bon paquet de fois 🙂

Note

87/100

Wild Island « Lave» – 66,5%

Nous voila arrivé dans du costaud, souvent là où on me perd quand on cause Savanna. Un grand arôme titrant un puissant 66,5% et de 15 ans d’âges ! 420 bouteilles auront été produites.

Nez

Ouf, là c’est déjà plus rude avec directement une grosse colle patex et le vernis qui prend au nez. Pas désagréable, mais marqué 🙂

Ensuite, nous avons de la fraise, des fruits tropicaux et une pointe saumurée, comment pouvait nous l’offrir un HERR par exemple.

L’alcool est plutôt effacé, je m’attendais à plus de violence en fait…. Etonnant une telle intégration !

Bouche

Là directement, ça brûle légèrement plus mais sans que cela ne soit catastrophique.

La fraise tagada sur une belle couche caramélisée très gourmande ainsi qu’un chocolaté pas trop amère débarquent directement.

C’est vraiment chaleureux et gourmand, un bouche très grasse et légèrement boisée. Les 15 ans n’ont pas tué l’affaire, justement ils ont réussi à rendre ce grand arôme très gourmand et « docile »‘

Conclusion

Clairement pas le daily dram par excellence, j’avoue être sous le charme de ce grand arôme qui, sur le papier, n’était pas dutout fait pour moi.

On arrive à effacer le principal soucis des autres que j’ai dégusté dans le passé, c’est gourmand et fondu. Bravo !

Note

88/100


Wild Island « Forêt» – 56,4%

Et le dernier de cette série, encore un grand arôme mais plus calme de 10 degrés tout de même, titrant 56.4% ! Mis en fût en 2006, ce rhum distillé en 2005 à vieilli 13 ans en fût d’ex cognac. 648 bouteilles en vente.

Nez

Pas de doutes, on est bien sur un grand arôme, « ça puire l’olive monseigneur » 🙂

Fort heureusement, il n’y a pas que ça et le fruité avec l’ananas et les fruits exotiques entre autre arrive afin de complexifier la chose. Une couche de caramel vient ajouter un belle dose de gourmandise.

Le boisé est de la partie aussi avec une pointe de réglisse, de chocolat et derrière tout cela, un côté plus « bonbons acidulés » typique des grands arômes.

Passé ce premier nez très olive, le rhum gagne énormément ensuite et est vraiment agréable.

Bouche

La bouche est plus marqué sur le bonbon Haribo (placement de produits indide) que ce que l’on pouvait trouver au nez.

Je ne retrouve pas spécialement trop d’olive dans cette version ce qui est tout à fait pour me plaire même si en fin de bouche un olive noire n’est pas loin. Les fruits sont par contre bien présents, la mangue sèche bien gourmande notamment ainsi que l’ananas rôti, j’aime beaucoup.

L’alcool est plutôt bien intégré et fondu à l’ensemble… aucune agression.

Conclusion

Un grand arôme assez accessible et gourmand. J’ai beaucoup aimé même si cela reste peut être quelque chose que je ne me vois pas déguster régulièrement.

Mais il semble être le grand arôme qui me convient le plus, vraiment c’est magnifique 🙂

Note

91/100

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *