Del Cassou 1994 ledaig

Retour chez l’encantada mais avec quelque chose d’un peu moins classique que d’habitude.

Un Del Cassou 1994, ça on connaît déjà et on adore (enfin le 1992 que j’ai goûté), mais ici avec une finition en fût ayant contenu du whisky de chez Ledaig ça devrait un peu bousculer l’affaire.

Sur le papier c’est assez spécial mais bon, après tout pourquoi pas. J’espère juste que cela ne sera pas aussi intense que le finition Islay de HSE.

Étant en mode “goûtons d’autres choses” ces derniers temps, me voilà servi !

Pour les présentations, Del Cassou est un domaine situé sur la commune d’Arthez d’Armagnac en Gascogne évidemment.

Pour le reste je ne sais pas plus hormis que l’élevage des armagnacs se ferait dans plusieurs barriques successives, cela afin de lui donner plus de complexité et moins de tanins… d’après ce que j’ai lu en tous cas.

Ici, millésime 1994 donc et affinée dans un fût ayant contenu un single malt écossais tourbé de la distillerie Ledaig, le tout embouteillé à 48.8%.

L’affinage n’a duré que 3 semaines “seulement”, mais suffisamment que pour marquer cette eau de vie.

Design très sobre, mais très classe

Couleur: bel acajou/orange

Nez: premier nez sur le massepain, le caramel/beurre salé, le chocolat, le toffee.

Ça reste très Armagnac et très gourmand, le ledaig au premier nez est plutôt discret…

Jusqu’au moment où des effluves de cigarette froide viennent nous faire douter… Que se passe-t-il ?? Le cuir et le poivre suivent directement ainsi que des notes plus herbacées et tourbées. Notre armagnac sent les céréales en plus ?!?!

La suite reste vineuse mais toujours avec cette terre bien grasse… Vraiment étonnant.

Donc le finish a bien fait son boulot, personnellement c’est un peu déstabilisant mais ça se laisse sentir. J’aime assez bien.

Bouche: cendrier froid… Pwaaaa, c’est quoi cette chose ??

Le poivre, la tourbe, la cigarette froide, la terre, le champignon froid (oui!) et derrière cette touche écossaise on retrouve notre armagnac mais c’est quand même très masqué.

Des notes plus fruitées avec l’abricot bien compoté ainsi que du toffee, le miel et le chocolat noir réussissent un peu à sortir de là mais cet écran tourbé est très  présent.

C’est bon, pour celui qui aime ce genre de trucs (la tourbe), mais c’est très déstabilisant. Perso j’aime assez bien 🙂

La longueur est plutôt tenace, sur le chocolat bien noir et la vieille Camel oubliée dans un levis 501 usé un soir de pleine lune… ou une Marlboro hein, pareil pour moi je fume pas (mais j’ai des jeans).

Prix: 109€ pour 50cl… ça commence à piquer quand même, on voit que LMDW traine dans le coin 🙂

Conclusions: je pourrais conclure cette note par:

Qui a versé son cendrier dans mon armagnac ??

Ce serait assez représentatif de ce que j’ai ressenti lors de cette dégustation.

Les finish, je suis souvent partagé si cela n’apporte pas grand chose et plutôt déçu quand le produit semble détruit pas la finition.

Dans ce cas ci, la finition me semble vraiment marquée… mais au final ça marche plutôt pas mal si on se sort de tête qu’on déguste un armagnac (d’ailleurs il n’a plus le droit de s’appeler Armagnac, d’où l’absence de cette mention sur l’étiquette).

C’est bon mais étonnant, déstabilisant, “le cul entre deux chaises”… mais ça passe vraiment bien.

Un concept sympa aurait été de faire un coffret avec deux bouteilles de 25cl, une avec l’Armagnac “pure” et l’autre avec cette finition… si jamais quelqu’un d’influant me lit, je veux bien laisser cette idée sans royalties 🙂

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