Hanyu 2000

Hanyu 2000

24 janvier 2019 2 By Roger

Dernièrement j’ai flashé pour Chichibu, dont le superbe IPA cask finish qui m’avait vraiment scotché par sa maîtrise du sujet. Les Neisson japonais en quelque sorte, c’est toujours très bien maîtrisé et d’une précision monstrueuse… comme leur prix 🙂

Ici j’ai reçu un sample du Hanyu 2000 qui n’est autre que la distillerie du grand père de mr Ichiro Akuto de chez Chichibu justement… le monde est plutôt petit dans ce coin là à ce que je vois.

Après une petite recherche sur le net, je suis tombé sur l’article de whisky-japonais.net et je me propose de simplement faire une copier/coller car c’est juste bien fait.

La distillerie de Hanyu fut fondée en 1941 par Isouji Akuto, descendant d’une longue lignée de producteurs de saké. Située au nord-ouest de Tokyo dans la préfecture de Saitama, la distillerie de Hanyu construite dans la ville du même nom, est entourée par de vastes rizières alimentées en eau par la rivière Tone.

Ce n’est qu’en 1980 que fût lancée la production de single malt, grâce à l’achat de deux alambiques « pot still ». Mais le succès n’est pas au rendez-vous et la distillerie cesse de produire du whisky en 2000, et sera finalement détruite en 2004.

Les stocks restants jusque-là entreposés sur le site, furent récupérés par Ichiro Akuto (petit-fils du fondateur d’Hanyu) aidé par un producteur de saké Sasanokawa Shuzo qui les stocka jusqu’en 2008 où ils furent transférés à Chichibu dans la toute nouvelle distillerie fondée par Ichiro Akuto.

Le caroni japonais quoi ?? (oui, là c’est moi qui reprend les commandes 🙂 )

Donc ici nous avons droit donc à un des derniers Hanyu, fût n° 63 et titrant 58.8%. Mis en bouteille en 2015 par…ben oui, la maison du whisky qui est tout de même toujours dans les bons coups !

L’Hanyu de Dieu qui enlève les pêchers du monde..

Couleur: acajou, ambre

Nez: la première chose qui me vient en tête en posant le nez au dessus de ce vénérable samouraï du malt est le beurre et le bonbon toffee. C’est plutôt plaisant.

On sent que le jus est lourd et concentré et puissant même si aucune brutalité n’est à déclarer. Ça reste contenu comme puissance.

Le miel est présent, mais étalé sur un morceau de viande en train de cuire… oui ça peut paraître très con ce que je raconte, mais ça me fait vraiment penser à du jambon braisé en fait. C’est plutôt animal comme nez.

Avec le temps, ce côté bestial s’estompe pour laisser place à des choses nettement plus parfumée et floral mais toujours avec ce miel en tête et une pointe de craie.

Bouche: plutôt costaud, avec des faux air de Caroni tant le caramel semble brûlé. La craie revient aussi et encore ce miel/jambon braisé et ce beurré.

C’est plutôt acide, concentré, gras. Les fleurs et des fruits exotiques réapparaissent en retro olfaction et remplacent ce côté un peut bestial par plus de finesse.

La bouche me semble un peu moins sexy que le nez même si cela reste un grand moment de dégustation.

Prix: un pont… pas celui de Normandie mais un pont quand même.

Conclusion: un nez vraiment charmeur qui vire du mode barbecue à floral en passant par les fruits tropicaux. C’est très engageant, étonnant même mais j’aime beaucoup.

La bouche, un peu en deçà par rapport au nez n’en démérite pas pour autant et reste cohérente avec les première impressions.

Après, ça reste un petit morceaux d’histoire cette chose et pouvoir mettre la main sur quelques centilitres reste un grand moment!

Merci à qui de droit !

Note: 十七 /20

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