Après un chouette millésime 1976 sélectionné par Le Passeur au domaine La Poste, nous revoici déjà avec un nouvel embouteillage du même embouteilleur et au même domaine… seules deux choses ont changé, le millésime et le fait que la sélection se soit faite avec des confrères du web, les Tontons Maltés et leur panda aux sourcils froncés et au nez fin.
Assez actifs sur les réseaux, nos deux compères des Tontons semblent commencer 2026 en force ! Les Tontons Maltés lancent une mention spéciale « Sélectionné par Les Tontons Maltés » sur certaines bouteilles qui devraient apparaitre tout au long de l’année.
L’objectif n’est pas de créer leur propre marque, mais de mettre en avant le travail des distilleries et embouteilleurs indépendants. Ils sélectionneront des fûts en collaboration avec eux, en dégustant et en échangeant directement, pour proposer ce qu’ils estiment être le meilleur.
« Une nouvelle étape dans leur aventure, toujours centrée sur la passion, l’authenticité et le respect du travail des producteurs... »
Et pour cette première sortie, nous aurons donc droit au fût n°36 du domaine La Poste, millésime 1972 et itrant 56.1% d’alcool après 54 ans en barrique.
Et ouais, on est d’accord que pour des gens qui s’appellent les « tontons maltés », ça sonne quand même très raisin tout ça 🙂

Nez
Assez fruité avec de belles traces de bananes, de pommes cuites, d’agrumes tirant vers le pamplemousse rose, de raisins secs où l’on va retrouver une atmosphère bien réconfortante avec de chouettes notes briochées, de crème anglaise, de flan à la vanille et caramel légèrement chaud. J’aime beaucoup !
Le boisé est présent bien entendu, mais assez fondu à l’ensemble avec quelques pointes de chocolat au lait, vanille, muscade et fruits à coque. C’est un vrai bonbon au nez, y’a pas à dire c’est hyper gourmand et engageant !
Niveau alcool, les presque 56% d’alcool ne dérangent en rien. Justement cela porte les arômes, amène du peps mais ne crame pas les disgracieux poils de nez, néanmoins très utiles car ils permettent de ne pas laisser entrer des impuretés dans notre faible organisme.
Bouche
La bouche laisse plus de place au boisé avec des notes de réglisse, cuir, chocolat intense et son lot d’épices et de poudre de cacao. Un boisé généreux, presque gourmand, porté par un caramel ample et onctueux, légèrement salin, qui vient arrondir les angles sans rien retirer au caractère de ce vénérable armagnac.
Ensuite, les fruits reviennent à notre bon souvenir avec encore ces agrumes, quelques fruits rouges légèrement acidulés et cette pomme cuite du meilleur effet.
La finale, légèrement asséchante, remet le bois au premier plan, avec un cuir affirmé et une réglisse bien grasse qui s’étire longuement. Puis, en dernier clin d’œil, surgit un pamplemousse délicatement amer et acidulé, qui vient réveiller le palais et refermer la parenthèse avec fraîcheur.
Prix
222€
Conclusion
Ha ben c’est très bien ce vieux brol…54 ans tout de même, le même âge que Machine Head de Deep Purple d’ailleurs. Pas mon préféré de leur abondante discographie, mais quelle claque tout de même.
j’avoue avoir une légère préférence pour le mark III, bien rock and roll, épique, funky et décalé…. mais il faut bien avouer que le line up précédent envoyait du bois aussi ! Pictures of home, Smoke On the Water et bien entendu High Way stars sont des joyaux qui ont tout autaznt leur place face à des Burn, Stombringer ou autre You Fool No One et Soldier of Fortune!
Score
90,5/100
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