Malternative is back ! Hé oui, quand le facteur passe me déposer un très chouette colis portant le logo de Malternative, il y a toujours cette petite excitation qui monte en moi, humble bloggeur passioné par tout ce qui est bon. Et justement, c’est ce qui caractérise souvent les sélections de notre copain Pieter et sa femme. De plus, ce colis semblait plus lourd que d’habitude, je ne vous dis pas mon état en ouvrant la chose… allais je retrouver une cuvée uniquement destinées au bloggeurs ? Une cuvée à Roger avec un Cognac de 365 ans tropical vieilli en fût de caroni ou encore un petit lingot d’or ? Que neni, c’était une Barley Wine vieillie en fût de Cognac Vaudon !
Pour cette dernière, produite avec la brasserie Hophemel à Hasselt, Il s’agit d’un Barley Wine élevé pendant cinq mois dans un fût de cognac du Domaine Vaudon. Ce fût avait contenu pendant plus de trente ans un cognac de Fins Bois, distillé en 1995 et embouteillé à son degré naturel. Vidé début mai 2025, il a accueilli la bière trois semaines plus tard. Je ferai un récap’ dans un autre article d’ici pas longtemps j’espère !
Pour ce qui est de deux cuvées qui nous occupent ce jour, elles illustrent une même philosophie : celle de cognacs rares, nés de choix singuliers et d’un rapport au temps assumé. Issues de la Grande Champagne et embouteillées sans artifice, elles mettent en avant la matière première, le vieillissement long et le respect absolu du distillat. Ici, pas de standardisation ni de compromis, mais des pièces choisies pour leur personnalité et leur intensité aromatique.
D’un côté, un Colombard presque oublié, embouteillé après près de trente ans; de l’autre, un Delamain de plus de quarante ans, passé par le silence d’une dame-jeanne. Deux expressions très différentes donc, mais un même fil conducteur : des cognacs de caractère et authentiques.

#46 Le Frimas
Dans l’univers du cognac, l’Ugni Blanc règne aujourd’hui sans partage, représentant plus de 98 % des plantations. Pourtant, avant la crise du phylloxéra, le Colombard occupait une place majeure dans les vignobles de Charente. Désormais devenu extrêmement rare, ce cépage ne représente plus qu’une part infime des surfaces. Ce cognac en est une démonstration vivante : il est élaboré exclusivement à partir de Colombard, un choix aussi atypique qu’audacieux. Plus d’informations ici pour ceux que ça tente.
Nez
Relativement brioché, vanillé et rond malgré les presques 54% d’alcool, on se retrouve directement nez à nez face à de beaux fruits bien juteux comme la poire, le qwetch ou encore les fruits à chaire jaune. En arrière fond de ce beau panier de fruits, pas mal d’agrumes avec leur belle acidité qui vient rafraichier le tout.
Le boisé est discret, finement toasté et offre un beau caramel très élégant, quelques notes de réglisse et de fleurs sechées. Mais cette partie reste assez fine et c’est bien le fruits le grand vainqueur.
Enfin, quelques côtés plus synthétiques avec une légère colle jaune voir même quelques chose tendant très finement vers l’essence pointe le bout de son nez à l’aération.
Très bien !
Bouche
L’entrée en bouche est douce, soyeuse et très fruitée avec pas mal de fruits du jardin mêlés à quelque chose de plus tropical… une sorte de réunion de famille avec la poire encore, les raisins secs et la mangue légèrement poivrée, où des fruits à coque comme l’amande douce se seraient joint à la cérémonie.
La fin de bouche nous propose un caramel beurre/salé du meilleur effet avec une petite pointe finement boisée où l’on retrouvera les fruits à coque, un léger cuir et quelques senteurs plus florale.
L’intégration des 54% d’alcool est vraiment top, c’est très « drinkable » et fondu à l’ensemble.
Prix
129€
Conclusion
Hé bien, nous avons droit à un cognac vraiment top, qui est en plus proposé à un tarif on ne peut plus sympathique ! Vraiment quelque chose d’hyper sexy, fruité et accessible…. Must Have !
Score
92/100

#Founders reserve °2
Ce cognac est un embouteillage privé exclusif de la gamme « Founders Reserve », disponible uniquement chez Malternative Belgium. Cette série est née de rencontres rares : une dame-jeanne oubliée ou une partie de fût au caractère trop singulier pour être ignoré, mais produit en quantité trop limitée pour une diffusion classique. Ces cuvées ne sont donc pas numérotées comme la gamme régulière et constituent une sélection à part, pensée comme un écrin pour des cognacs hors normes.
Embouteillé à son degré naturel de 44,8 %, il offre un témoignage du savoir-faire patiemment construit par neuf générations chez Delamain.
Nez
Profil assez « grillé » à première vue, on va y retrouver pas mal de fruits confits comme les abricots, les orangettes, les dattes, les cerises sur un leger caramel qui apportera pas mal de gourmandise et un fin chocolat au lait aux éclats de noisettes.
Avec l’aération, quelques notes de pétales de rose accompagnent un léger litchi qui vient ajouter une fine dose parfumée à ce cognac ultra classe.
Le boisé est discret mais présent, d’où le côté « grillé », avec de légère notes de tabac et de cuir. L’alcool est hyper bien intégré à l’ensemble et apporte rondeur avec un léger pep’s… top
Bouche
Entrée en bouche vraiment très classe, les fruits à chaire jaune côtoient les fruits du verger, les raisins secs, les abricots séchés au soleil, les dattes voir même un léger côté tropical avec l’acidité des fruits de la passion.
Le boisé est présent avec les fleurs sechées, l’orangette, le tabac, les fruits à coque comme les noix et arrondi ce beau côté fruité et vivifiant.
L’alcool est hyper fondu à l’ensemble. Le long moment en dame-jeanne aura bien arrondi les angles, c’est hyper sweet.
Prix
349€
Conclusion
Très beau cognac, très propre, où les fruits accompagnent un beau boisé bien gourmand… Dommage pour le tarif, mais l’âge de cette eau-de-vie doit bien jouer 🙂
Mais pour ceux que je dérange moins, foncez…. ha, on me souffle à l’oreille que les 39 bouteilles sont sold out de toutes façons 🙂
Score
91/100

